Détour vers Washington

15/08/2017

 

 

La fin de semaine dernière, j’ai accompagné le Royal sur la route vers Washington pour notre affrontement contre le DC Breeze en première ronde des séries éliminatoires. Mon rôle d’entraîneur adjoint transformé en celui d’entraîneur-chef étant donné l’absence de Caroline Cadotte. Sur la route dès jeudi soir, nous avons accumulé les kilomètres jusqu’à minuit, une nuit à l’hôtel et abattu le reste des kilomètres le lendemain. La partie était à Washington, Gallaudet University, vendredi soir à 19h. C’est toujours un bon défi pour l’équipe de voyager ces longues distances, c’est difficile pour le corps et pour le mental.  

 

Les quatre mini fourgonnettes ont terminé la course à égalité et tous étaient sur place à 17h pour la préparation d’avant-match. L’ambiance était bonne, la concentration et la détermination nous encerclaient. L’alignement contre le Breeze était comme suit : Raynald Nemours, Thomas McAlear, Mike Voelpel, Maxwell Rick, André Arsenault, Joseph Genest, David Ferraro, Nathan Dandurand, Gabriel Monfette, Miguel Goderre, Nasser Mbae Vogel, Jacob Saunders, Quentin Bonnaud, Félix-Antoine Daigle, Mauricio Martinez, Malik Auger-Semmar, Kevin Groulx, Jean-Philippe Riopel, Kevin Quinlan, Francis Vallée. À noter que Nasser était de retour après une absence nécessaire étant donné la naissance de son premier bambin en Suisse.  Nous avions perdu Stève suite à une commotion cérébrale. Autre joueur régulier absent, Antoine Genest, ne pouvait être de la partie cette fois-ci.

 

La rumeur était que la tempête du siècle allait s’abattre sur Washington. À 19h tapant, après tant d’anticipation et d’attente, le Breeze nous offre un beau lancer d’engagement et deux-trois passes plus tard, nous marquons le premier point du match suite à une longue passe parfaite de Nasser vers Quentin (courte continuité de Quinlan). 1-0. Et bang… un éclair et un coup de tonnerre et nous voilà tous à l’intérieur pour un délai de 20 minutes. Les orages et la pluie nous ont coiffés pendant plus de trois heures avant de pouvoir relancer le match. Pendant cet arrêt forcé, les joueurs ont “squatté” les corridors du complexe sportif avec jeux, relaxation, conversation, dodo, pizza, etc. C’est vers 22h, un peu avant, que le match a pu continuer.

 

Au retour de cet interlude météo, j’ai cru que le momentum ne nous avait pas quitté puisque nous avons réussi à briser leur attaque et prendre les devants 2-0. Il faut savoir qu’avant le match, l’équipe était gonflée et la soif de victoire transpirait de partout, sur tous les joueurs. J’étais convaincu que nous allions vaincre le Breeze, c’était palpable. J’ai déjà vécu une situation semblable (quoiqu’un peu différente) où mon équipe avait le rythme nécessaire à la victoire, qu’elle a perdu suite à une interruption de météo. C’était Odyssée 2011 au CUC.

 

Le Breeze est rapidement revenu dans le match, a pris les devants et est resté en avance au pointage pour le reste de la partie. Nous avons été derrière dans tous les quarts, nous les avons perdu 6-5, 6-2, 8-7 et 8-2. Petit rebondissement au troisième quart mais effondrement au quatrième. Nos propres erreurs nous ont maltraitées, c’est notre défaite et non leur victoire (quoique que le Breeze a bien joué, patient avec le disque alors qu’ils ont la réputation contraire).

 

Malgré cette défaite, nous avons vu de bonnes exécutions, des montés de terrains fluides et de solides défensives. Des applications de stratégies prometteuses également. Il est certain que nous aurions aimé être l’équipe victorieuse et partir vers Toronto le dimanche pour jouer contre nos rivaux Ontariens mais le Championship Weekend ne sera pas pour cette année. Le message général des joueurs était le suivant, ce n’est que partie remise pour l’année prochaine. J’étais heureux de voir ce positivisme suite à une défaite de la sorte, merci spécial à Maxwell Rick pour un excellent mot de fin de match et de fin de saison.

 

Le match s’est terminé vers minuit mais les joueurs ont tout de même profité de cette fin de soirée pour passer un bon moment ensemble et pour décompresser dans notre hôtel “deluxe” de Baltimore.

 

Pour les intéressés, l’équipe Mockingbird regroupe un noyau important de joueurs du Royal et tenteront de remporter une médaille d’or au Championnat Canadien lors du weekend prochain et, par le fait même, une place pour les Championnats du Monde en 2018 aux USA.

 

Également, même si le Royal ne sera pas au Championship Weekend, considérez fortement y aller puisque les meilleurs joueurs d’ultimate au monde y seront. Je vous garantie que les matchs seront spectaculaires et que vous passerez du très bon temps. Le plus haut niveau d’ultimate à voir, sans aucun doute.

 

Christian Mathieu

Share Button





Voir les autres nouvelles >>