Un avenir prometteur pour l’ultimate québécois

04/02/2016

 

 

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Camp de sélection 2016

Par Vincent Houle, Royal 2015 #69

 

Dimanche dernier en matinée ont eu lieu les derniers essais du Royal de Montréal à Sherbrooke. La veille, nous pouvions ressentir sur les différents réseaux sociaux l’engouement autour de cet évènement. Jean-Lévy Champagne, assistant-entraîneur et joueur de l’édition 2016, parlait à la radio de sa passion et de sa future équipe. Nous avons vu certains joueurs faire la route le samedi, afin de profiter d’une bonne nuit de repos et de s’offrir une courte route matinale. Les transports s’organisaient de partout au Québec avec une légère conscience écologique et économique. L’AUDL affichait le Royal demandant : qui veut jouer devant la plus grande foule de la ligue ?

 

Je suis parti de chez moi dimanche matin, préférant faire la longue route et profiter de mon lit confortable. J’étais accompagné de joueurs d’ultimate et dans la voiture le sujet de conversation tournait principalement autour du Royal. Arrivé une heure à l’avance au stade, nous nous étions assurés d’un bon temps de préparation. L’ambiance du stade était très silencieuse, près de 80 joueurs qui lançaient des disques en équipe de deux ne disant pas un mot, je dirais même très concentrés. On assistait aussi à quelques retrouvailles des joueurs des éditions passées.

 

Le premier coup de sifflet se fit entendre et le groupe s’approcha pour écouter les différents dirigeants du Royal. Patrick Gratton, directeur général, lança un message clair sur la force du Royal en 2016, soit l’unité de cette équipe. Suivi des entraîneurs, qui ont informé les joueurs sur les différents aspects qu’ils allaient évaluer.

 

Il arrive souvent, dans tous les sports, que nous puissions déterminer à l’avance qui fait l’équipe. L’avantage de ces équipes est que les contrats sont d’une durée de plus d’un an. Avec le Royal, les contrats actuels durent douze mois. Cela pousse les joueurs à se dépasser, année après année. Une partie de l’équipe est souvent déjà sélectionnée à l’avance. Le Royal ne fait pas exception à la règle, ayant déjà choisi 8 joueurs. Par contre, les entraîneurs gardent une marge de manœuvre pour laisser place à la surprise. Ceux qui évoluent dans le monde Club de l’ultimate pourraient se souvenir de la performance de Sophie Dagenais lors du camp de l’équipe féminine du Québec, Iris, où elle avait réussi à créer une surprise pour se retrouver sur l’équipe canadienne féminine un an plus tard.
D’ailleurs, plusieurs joueurs ou amateurs pourraient se demander comment fait-on pour réussir à se tailler une place sur l’alignement du Royal ?

 

 
Lors du camp d’entraînement, je me suis vite rendu compte que ce que le Royal me demandait lors des années précédentes représentait le minimum pour performer. Avec le calibre et l’athlétisme de la relève actuelle, même avec de belles capacités telles que l’intelligence sur le terrain, être habile avec le disque, posséder une vision du jeu incroyable, aujourd’hui il en faut encore plus. La vitesse et l’amplitude du saut vertical ne sont plus une garantie pour être sélectionné. Notre sport évolue, le bassin de joueurs augmente, le calibre devient de plus en plus fort. Il faut encore plus que s’entraîner régulièrement en salle, lancer des disques une heure par semaine et écouter un match de l’AUDL.

 

Nous avons donc eu droit à un camp très athlétique, rempli de joueurs prometteurs. Des jeunes de partout venus démontrer leurs habiletés. Selon moi, quelques joueurs dont Joseph Genest et André Arseneault ont réussi à créer des surprises lors du camp, ils ont même réussi à soulever la foule du Centre Multisport Rolland-Dussault. À la fin du camp, le Royal a remercié chaudement l’Association d’Ultimate de Sherbrooke pour les avoir accueillis ainsi que les quelques 60 partisans venu observer les joueurs.

 

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